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Tour de plaine - 2 juillet 2026

Au fil de la campagne, l'ITB compile les observations issues du réseau d'épidémiosurveillance pour présenter l’état sanitaire des betteraves. Les données publiées sont issues des observations saisies dans Vigicultures. Retrouvez ce point au 2 juillet 2026 :

C'est le stress hydrique qui pénalise le plus la croissance des betteraves cette semaine avec certaines zones du territoire betteravier qui n'ont pas reçu de pluies depuis la période de canicule. La carte ci-dessous illustre le cumul de pluie depuis une semaine.

Hauts-de-France

Les premières maladies foliaires apparaissent progressivement avec huit parcelles ayant atteint le seuil indicatif de risque pour la cercosporiose, principalement dans le sud de la région. La rouille est également signalée sur quelques parcelles mais reste à un niveau inférieur au seuil d'intervention.

Côté ravageurs, les pégomyies sont observées sur plusieurs parcelles sans dépasser le seuil de risque, à l'exception d'une parcelle ayant atteint le seuil après couverture du sol. Les noctuelles défoliatrices sont également présentes mais les dégâts demeurent limités et aucune parcelle ne nécessite d'intervention à ce stade.

Normandie

Les observations montrent une situation sanitaire globalement calme. Les premiers symptômes de cercosporiose sont désormais observés sur environ 40 % des parcelles, aussi bien en Seine-Maritime que dans l'Eure, avec des fréquences très faibles de feuilles atteintes. Les conditions météorologiques prévues, marquées par des nuits fraîches puis un temps chaud et sec, devraient limiter la progression de la maladie dans les prochains jours. Les autres maladies foliaires restent absentes du réseau.

Des dégâts de noctuelles défoliatrices sont signalés sur plusieurs parcelles mais restent largement sous le seuil d'intervention, même si les conditions chaudes à venir pourraient favoriser leur activité. Aucun risque particulier n'est identifié actuellement concernant les pégomyies.

Centre-Val de Loire

La région est confrontée à un stress hydrique qui continue de s'accentuer sous l'effet des fortes températures. Même lorsque l'irrigation est possible, elle ne suffit pas toujours à compenser les ETP journalières supérieures à 9 mm/j.

La jaunisse virale est désormais présente dans la quasi-totalité des parcelles observées, mais son intensité reste faible, avec seulement 1 à 10 % de surface atteinte au maximum. Les symptômes apparaissent néanmoins plus précocement qu'en 2025.

Les attaques de charançons Lixus juncii demeurent très importantes : des pontes sont observées dans la quasi-totalité des parcelles et la proportion de plantes présentant des piqûres continue d'augmenter. Les conditions sèches favorisent la migration des larves vers le collet, phase la plus préjudiciable pour la culture. Les pégomyies restent peu actives et aucune parcelle ne dépasse le seuil de risque. En revanche, les captures de teignes progressent fortement et plusieurs parcelles atteignent désormais le seuil d'intervention. Dans le contexte actuel de sécheresse, une surveillance renforcée est à prévoir. Les noctuelles défoliatrices restent présentes mais sans dépassement des seuils de nuisibilité.

Concernant les maladies foliaires, la cercosporiose évolue lentement. Environ un cinquième des parcelles ont atteint le seuil de déclenchement du premier traitement tandis que les conditions actuelles demeurent peu favorables à son développement. La rouille est observée de manière très ponctuelle.

Île-de-France

Les symptômes de jaunisse sont largement présents mais restent généralement limités à quelques plantes ou à de faibles foyers.

Les captures de papillons de teignes augmentent et une parcelle dépasse le seuil d'intervention avec des dégâts importants dans un contexte de stress hydrique. Les dégâts de pégomyies restent faibles tandis que les noctuelles défoliatrices sont observées sur plusieurs parcelles, avec un risque faible en culture irriguée mais moyen en culture sèche. Les attaques de charançons poursuivent leur progression et près de la moitié des parcelles présentent plus de 50 % de betteraves portant des piqûres de ponte.

Les premiers symptômes de cercosporiose sont désormais observés dans le réseau, mais la pression reste globalement modérée. La rouille et l'oïdium restent très peu présentes.

Champagne

Les parcelles observées présentent un stade moyen proche de 90 % de couverture du sol, avec un développement parfois ralenti par le stress hydrique.

Les symptômes de jaunisse sont signalés sur près d'une parcelle sur deux mais restent limités à des plantes isolées ou à de petits foyers.

Les attaques de charançons Lixus juncii demeurent soutenues, avec deux tiers des parcelles concernées par des pontes et les premières migrations larvaires vers les racines déjà observées sur plusieurs sites. La chaleur annoncée maintient un risque élevé sur ce ravageur. Les teignes poursuivent également leur progression : un tiers des parcelles présentent des symptômes et une parcelle atteint le seuil indicatif de risque. Dans un contexte de fortes chaleurs et de stress hydrique, ces attaques pourraient favoriser l'apparition de pourritures liées au rhizopus.

Les premières taches de cercosporiose sont désormais observées sur plusieurs parcelles. La majorité des parcelles demeure toutefois indemne de maladies foliaires. Seules un tiers atteignent le seuil de déclenchement du premier traitement, plutot au sud de la région.

Alsace

La cercosporiose est présente dans la région mais son développement est relativement calme. Une parcelle du réseau déclenche le T1.

Les températures caniculaires de ces derniers jours n'ont pas ralenti les vols de Pentastiridius leporinus, demeurés soutenus au nord de la région.

Les piqûres de Lixus sont très présentes sur l'ensemble du réseau, des larves sont visibles dans les pétioles.


Observations réalisées dans le cadre de la Surveillance Biologique du Territoire (SBT), données saisies dans l’outil inter-institut Vigicultures®, validées par les animateurs de la filière et publiées dans les Bulletins de Santé du Végétal (BSV).

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