Les symptômes de jaunisse ne sont pas toujours faciles à quantifier visuellement au champ : betteraves isolées, quelques ronds, plus ou moins étendus, ça donne quel résultat en pourcentage ? La tâche est d'autant plus complexe quand les essais sont mis en place sur plusieurs ares, voire hectares d'une même parcelle. Pour simplifier les observations, l'ITB s'est équipé cette année de plusieurs drones afin de photographier les essais jaunisse vus du ciel. Retour sur les premiers clichés d'un essai mis en place en région Centre-Val de Loire.
Plusieurs leviers sont testés dans cet essai : une plante compagne, une variété de betterave moins appétante et la protection aphicide de l'agriculteur. Ils sont évalués seuls ou en combinaison pour juger de l'intérêt cumulé de chaque solution dans ce secteur betteravier particulièrement touché par la jaunisse. Les premiers pucerons ont été observés le 17 avril et la parcelle avait déjà atteint le seuil de déclenchement du premier traitement. Les écarts de populations de pucerons entre les différentes modalités ont commencé à se creuser dès le 24 avril : un nombre plus faible de pucerons a été observé dans les trois leviers testés par rapport au témoin. Sur l'ensemble de la campagne, les trois leviers cumulés ont permis une réduction de 88 % du nombre de pucerons présents sur les betteraves. L'impact sur la jaunisse est également marqué avec une réduction de plus de 50 %. Nos résultats montrent que l'addition d'une plante ou d'une variété moins appétante à la protection aphicide usuelle suffit à obtenir ces niveaux de réduction dans les conditions de l'essai. Il n'est pas nécessaire de déployer simultanément les trois leviers.










