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Tour de plaine - 6 août 2026

L'ITB compile les observations issues du réseau d'épidémiosurveillance pour présenter l’état sanitaire des betteraves. Lire le dernier bulletin :

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Cercosporiose : éviter les erreurs de diagnostic

Les repères de l'ITB pour raisonner la protection fongicide :

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Véronique Brault, directrice de recherche à INRAE, est intervenue pour présenter les recherches menées dans le cadre du PNRI-C au congrès HPIS (Hemipteran-Plant Interactions Symposium), qui s’est tenu du 6 au 8 juillet 2026 à Montpellier.

 

Article co-écrit par Véronique Brault (INRAE)

 

 

La présentation s’intitulait « Complex virus-aphid-host plant interactions as a major challenge in understanding beet yellows epidemiology », soit « Les interactions complexes entre virus, pucerons et plantes hôtes : un défi majeur pour la compréhension de l'épidémiologie de la jaunisse de la betterave ».

 

Comprendre l'épidémiologie de la jaunisse de la betterave nécessite d'identifier les plantes réservoirs des pucerons et des virus en dehors de la saison de culture, ainsi que les espèces et génotypes de pucerons responsables de l'introduction et de la propagation des virus. Pour répondre à ces enjeux, un vaste programme d'échantillonnage pluriannuel portant sur les pucerons et les plantes (betteraves et adventices) a été mené dans les principales zones de production betteravière françaises.

 

Les analyses de génotypage ont révélé que certains génotypes spécifiques de Myzus persicae et d’Aphis fabae étaient systématiquement surreprésentés dans les cultures de betteraves et ont été identifiés comme des « superclones ». Tous les génotypes de M. persicae et d’A. fabae, qu’ils soient ou non des superclones, transmettent les virus attendus avec des efficacités qui ne diffèrent pas entre les génotypes. Les tests de survie et de fécondité sur betterave non-infectée ont montré que certains des superclones étaient mieux adaptés à la betterave que les autres génotypes testés. Par contre, sur les betteraves infectées par le Beet yellows virus (BYV) ou le Beet chlorosis virus (BChV), tous les génotypes de M. persicae et d’A. fabae testés ont une reproduction accrue, et une production plus importante d’individus ailés.

 

Concernant les réservoirs de virus présents à l'implantation des betteraves, l'analyse du virome de différentes espèces végétales par séquençage à haut débit a révélé que les quatre virus (BYV, BChV, Beet mild yellowing virus et Beet mosaic virus) étaient uniquement détectés dans les betteraves (cordons de déterrage, betteraves porte-graines). Très peu d'espèces non betteravières hébergent ces virus, à l’exception de la phacélie (détection du BYV et du BtMV) et de la féverole (détection du BtMV).

 

Malgré un échantillonnage intensif des pucerons M. persicae arrivant dans les champs de betteraves, les virus responsables de la jaunisse n'y ont pas été détectés, ce qui suggère que l'introduction virale pourrait reposer sur une faible proportion de pucerons virulifères. Ce résultat remet en cause l'objectif initial de quantifier le taux de pucerons virulifères qui arrivent sur une parcelle.

 

En revanche, une proportion importante de M. persicae pénétrant dans les champs de betteraves était porteuse du virus de la jaunisse du navet (Turnip yellows virus ou TuYV), un polérovirus fréquent chez les Brassicacées telles que le colza et la moutarde. Ces résultats suggèrent que les M. persicae provenant de Brassicacées contribuent à la propagation secondaire des virus de la betterave. La présence du TuYV dans les pucerons ne semblent pas affecter la transmission du BYV et du BChV. 

 

Dans l'ensemble, ces résultats soulignent la complexité de l'épidémiologie de la jaunisse de la betterave et la nécessité de combler les lacunes subsistantes dans nos connaissances afin d'élaborer des stratégies durables de gestion de la maladie. 

 

Véronique Brault, directrice de recherche à INRAE, est intervenue pour présenter les recherches menées dans le cadre du PNRI-C au congrès HPIS (Hemipteran-Plant Interactions Symposium), qui s’est tenu du 6 au 8 juillet 2026 à Montpellier.

 

Article co-écrit par Véronique Brault (INRAE)

 

 

La présentation s’intitulait « Complex virus-aphid-host plant interactions as a major challenge in understanding beet yellows epidemiology », soit « Les interactions complexes entre virus, pucerons et plantes hôtes : un défi majeur pour la compréhension de l'épidémiologie de la jaunisse de la betterave ».

 

Comprendre l'épidémiologie de la jaunisse de la betterave nécessite d'identifier les plantes réservoirs des pucerons et des virus en dehors de la saison de culture, ainsi que les espèces et génotypes de pucerons responsables de l'introduction et de la propagation des virus. Pour répondre à ces enjeux, un vaste programme d'échantillonnage pluriannuel portant sur les pucerons et les plantes (betteraves et adventices) a été mené dans les principales zones de production betteravière françaises.

 

Les analyses de génotypage ont révélé que certains génotypes spécifiques de Myzus persicae et d’Aphis fabae étaient systématiquement surreprésentés dans les cultures de betteraves et ont été identifiés comme des « superclones ». Tous les génotypes de M. persicae et d’A. fabae, qu’ils soient ou non des superclones, transmettent les virus attendus avec des efficacités qui ne diffèrent pas entre les génotypes. Les tests de survie et de fécondité sur betterave non-infectée ont montré que certains des superclones étaient mieux adaptés à la betterave que les autres génotypes testés. Par contre, sur les betteraves infectées par le Beet yellows virus (BYV) ou le Beet chlorosis virus (BChV), tous les génotypes de M. persicae et d’A. fabae testés ont une reproduction accrue, et une production plus importante d’individus ailés.

 

Concernant les réservoirs de virus présents à l'implantation des betteraves, l'analyse du virome de différentes espèces végétales par séquençage à haut débit a révélé que les quatre virus (BYV, BChV, Beet mild yellowing virus et Beet mosaic virus) étaient uniquement détectés dans les betteraves (cordons de déterrage, betteraves porte-graines). Très peu d'espèces non betteravières hébergent ces virus, à l’exception de la phacélie (détection du BYV et du BtMV) et de la féverole (détection du BtMV).

 

Malgré un échantillonnage intensif des pucerons M. persicae arrivant dans les champs de betteraves, les virus responsables de la jaunisse n'y ont pas été détectés, ce qui suggère que l'introduction virale pourrait reposer sur une faible proportion de pucerons virulifères. Ce résultat remet en cause l'objectif initial de quantifier le taux de pucerons virulifères qui arrivent sur une parcelle.

 

En revanche, une proportion importante de M. persicae pénétrant dans les champs de betteraves était porteuse du virus de la jaunisse du navet (Turnip yellows virus ou TuYV), un polérovirus fréquent chez les Brassicacées telles que le colza et la moutarde. Ces résultats suggèrent que les M. persicae provenant de Brassicacées contribuent à la propagation secondaire des virus de la betterave. La présence du TuYV dans les pucerons ne semblent pas affecter la transmission du BYV et du BChV. 

 

Dans l'ensemble, ces résultats soulignent la complexité de l'épidémiologie de la jaunisse de la betterave et la nécessité de combler les lacunes subsistantes dans nos connaissances afin d'élaborer des stratégies durables de gestion de la maladie. 

 

1er producteur de betterave

La France est le  producteur mondial de sucre de betterave

Source : Cultures Sucre, avril 2026.

27000 planteurs de betteraves

23000 planteurs en France

Source : Cultures Sucre, avril 2026.

164000 abonnés à la newsletter ITB

6800 abonnés à nos newsletters

Source : ITB, avril 2026.

485000 hectares de betteraves en France

397389 hectares plantés en France

Source : Cultures Sucre, avril 2026.

46 millions de tonnes de betteraves produites

36,3 millions de tonnes de betteraves sucrières produites en France

Source : Cultures Sucre, avril 2026.

14,8 tonnes de sucre/ha

91,7 tonnes à 16° sucre/ha de rendement betteravier en France en 2025-26

Source : Cultures Sucre, avril 2026.

8 délégations régionales ITB

7 délégations régionales où sont basés la moitié des experts de l’ITB

Source : ITB, 2026.

18 parutions/an

18 parutions/an des Cahiers Techniques dans Le Betteravier Français

Source : ITB, 2026.

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