L’analyse des données issues du réseau d’observation met en évidence, cette semaine, une nette progression de la pression en pucerons. La fréquence de betteraves touchées est plus élevée que l'an dernier, avec une proportion accrue de parcelles présentant des niveaux significatifs de colonisation. Pour autant, la situation reste nettement en deçà de celle observée en 2020, année caractérisée par une pression particulièrement forte et généralisée sur l’ensemble du territoire.
Données brutes de fréquence de betteraves touchées
Hauts-de-France
Sur les 74 parcelles observées, la présence de pucerons verts aptères progresse clairement. Trente parcelles atteignent le seuil indicatif de risque pour une première intervention. Une parcelle arrive même au seuil de deuxième intervention. La présence de pucerons noirs reste plus limitée.
Les altises sont signalées dans plusieurs parcelles mais sans dépassement du seuil de nuisibilité.
Les limaces sont peu observées, avec quelques dégâts localisés.
Normandie
Dans les 33 parcelles suivies, la pression des pucerons verts aptères est en forte augmentation. Jusqu’à 80 % des parcelles atteignent le seuil indicatif de risque, avec des niveaux de colonisation pouvant atteindre 80 % des plantes. Une parcelle atteint le seuil de deuxième intervention.
Les pucerons noirs restent marginaux.
Les altises sont très peu présentes et sans impact notable à ce stade.
Centre-Val de Loire
La pression des pucerons est particulièrement marquée et précoce, avec une apparition estimée environ 10 jours plus tôt que les années précédentes. 78 % des parcelles atteignent le seuil T1 et 22 % le seuil T2. Les captures de pucerons ailés sont en forte hausse, indiquant un risque de colonisation rapide.
Les altises dépassent localement le seuil de nuisibilité, notamment sur les semis les plus récents, avec des niveaux pouvant atteindre 68 % de plantules touchées.
Des collemboles sont également observées.
Île-de-France
Sur les 23 parcelles du réseau, il est constaté une pression élevée en pucerons. 31 % des parcelles ont remonté des informations sur les pucerons verts aptères, et qui n'ont pas reçu d’aphicides sont au seuil T1. Pour celles qui ont reçu un premier traitement aphicide, 19 % atteignent le seuil du second traitement.
La présence de pucerons noirs est ponctuelle mais parfois à des niveaux significatifs.
Les altises sont largement présentes, avec des dégâts observés dans la majorité des parcelles et des intensités variables pouvant atteindre 100 % de plantes touchées.
Les limaces restent peu fréquentes mais peuvent occasionner des dégâts localisés.
Champagne
Sur les 55 parcelles observées, la pression en pucerons verts aptères est en augmentation, avec 44 % des parcelles ayant atteint le seuil indicatif de risque. Les niveaux de colonisation varient selon les situations mais montrent une progression homogène à l’échelle du territoire.
Les pucerons noirs sont également présents, notamment sous forme ailée et aptère, avec des taux variables.
De très rares auxiliaires (coccinelles) sont signalés dans le réseau. Les populations sont très limitées mais leur développement potentiel permettra de participer par la suite à une régulation naturelle.
Observations réalisées dans le cadre de la Surveillance Biologique du Territoire (SBT), données saisies dans l’outil inter-institut Vigicultures®, validées par les animateurs de la filière et publiées dans les Bulletins de Santé du Végétal (BSV).











