Hauts-de-France
68 parcelles ont été observées. La pression des limaces reste globalement faible mais hétérogène : trois parcelles présentent des dégâts de limaces grises (0 à 8 %), et deux parcelles sont touchées par des limaces noires, dont une fortement atteinte (48 % des pieds). Les parcelles avec résidus et travail du sol réduit sont les plus exposées. Concernant les pucerons, des aptères verts sont signalés sur cinq parcelles, dont deux dans l’Oise dépassent le seuil de 10 % de plantes colonisées. Les ailés sont présents dans dix parcelles (2 à 12 % des plantes), principalement dans l’Oise et l’Aisne, tandis que les pucerons noirs restent très peu observés. La situation traduit un début de colonisation avec des niveaux encore modérés, mais nécessitant une vigilance accrue, notamment dans les secteurs où les seuils sont dépassés.
Normandie
30 parcelles ont été suivies. Les pucerons verts aptères progressent, surtout dans l’Eure où ils sont présents sur 60 % des parcelles, avec 30 % dépassant le seuil de 10 % de plantes colonisées. En Seine-Maritime, la pression reste plus limitée (15 % des parcelles touchées, un seul dépassement du seuil). Les conditions climatiques annoncées pourraient favoriser leur développement. Les altises sont très peu présentes, avec une seule parcelle touchée (6 % de plantes atteintes), bien en dessous du seuil de nuisibilité (30 %). Globalement, la pression parasitaire reste modérée mais en progression pour les pucerons, justifiant une surveillance attentive.
Centre-Val de Loire
18 parcelles ont été observées sur un réseau de 27. Les stades vont de cotylédons à 4 feuilles naissantes. Les altises sont bien présentes dans 5 parcelles, avec des attaques pouvant atteindre 100 % des plantules ; trois parcelles dépassent le seuil de 30 %. Les semis tardifs sont les plus exposés. Les collemboles sont observés dans trois parcelles, favorisés par des conditions humides, sans solution de lutte spécifique. Les pucerons verts ailés sont signalés sur 71 % des parcelles (2 à 24 %), annonçant une colonisation prochaine par les aptères. Ces derniers sont présents dans 71 % des parcelles, dont 43 % dépassent le seuil (12 à 27 %). La pression est donc élevée et en augmentation, renforcée par des conditions climatiques favorables. La surveillance doit être intensifiée, notamment au stade 2 feuilles.
Île-de-France
27 parcelles ont été renseignées, avec des stades allant de la germination à 6 feuilles vraies. Les levées sont globalement homogènes pour les semis récents. Concernant les pucerons verts aptères, 53 % des parcelles en sont indemnes, mais 35 % atteignent le seuil de risque au stade 2 feuilles (12 à 34 % de plantes colonisées). Les parcelles traitées restent sous le seuil T2. Aucun puceron noir n’est observé. Les altises sont largement présentes : 15 parcelles signalées, dont 93 % avec dégâts, pouvant atteindre 100 % des plantes. En revanche, aucun dégât de limaces ni auxiliaire ne sont observés. La situation est marquée par une pression importante des altises et une progression des pucerons, nécessitant une vigilance accrue, notamment au stade sensible des jeunes betteraves.
Champagne
Le réseau débute avec 54 parcelles, dont 51 observées. Les stades vont de cotylédons à 2 feuilles. Les pucerons sont encore peu présents : 83 % des parcelles sont indemnes. Les pucerons verts aptères sont observés sur 17 % des parcelles (1 à 16 % de plantes colonisées), avec également des ailés sur 20 % des sites. Les pucerons noirs sont présents sur 12 % des parcelles, avec une faible intensité (5 %). La pression reste faible et hétérogène, plus marquée sur les semis précoces et au sud de la région. Les seuils de risque évoluent pour intégrer le rôle des pucerons noirs dans la transmission virale. Les conditions climatiques influenceront fortement les dynamiques de vol et de colonisation. Quelques auxiliaires sont signalés, mais en effectifs très faibles. Une surveillance renforcée est recommandée.
Observations réalisées dans le cadre de la Surveillance Biologique du Territoire (SBT), données saisies dans l’outil inter-institut Vigicultures®, validées par les animateurs de la filière et publiées dans les Bulletins de Santé du Végétal (BSV).










