La campagne en cours se caractérise par une montée rapide des populations de pucerons, qui impose une vigilance renforcée reposant sur l’observation des parcelles et l’utilisation d’outils d’aide à la décision.
Etat de la situation en région
Dans le Nord-Pas-de-Calais, les premiers pucerons sont désormais observés sur la majorité des parcelles, en fonction des dates de semis et des stades des betteraves. Les pucerons sont souvent difficiles à observer, ce qui complique le diagnostic. Une part importante des surfaces a déjà reçu un premier traitement.
Dans le secteur Somme/Oise, la pression continue d’augmenter. À ce jour, 38 parcelles ont atteint le seuil T1, et 4 % des parcelles suivies ont déjà reçu un second traitement. L’efficacité des traitements à base de Teppeki est globalement jugée satisfaisante, mais des redéclenchements rapides sont signalés en raison des vols continus de pucerons ailés.
En Normandie, la situation apparaît plus hétérogène, notamment en Seine-Maritime, avec des niveaux d’infestation allant de 0 à 40 % de plantes colonisées. Les vols semblent moins intenses sur la bordure littorale.
Dans le Centre-Val de Loire, la situation est préoccupante. En moyenne, les parcelles se situent à 7 jours du deuxième traitement, avec 30 à 50 % de betteraves à nouveau colonisées au stade 4 à 6 feuilles. Les vols de pucerons sont particulièrement importants. L’efficacité des solutions aphicides est jugée bonne mais avec une très faible rémanence dans plusieurs situations, et des déclenchements de T3 sont déjà nécessaires. À cela s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement en produits.
En Champagne, la situation est hétérogène. Environ 32 % des parcelles sont en-dessous du seuil T1, 54 % des parcelles sont au T1 et 14 % des parcelles au stade T2.
Enfin, en Alsace, les pucerons commencent à apparaître et les premiers traitements sont en cours de déclenchement.
Globalement, la situation suscite des inquiétudes, notamment quant à la capacité de maîtriser les infestations malgré la succession de traitements.
Des observations indispensables pour adapter la stratégie
L’observation régulière des parcelles reste un levier central de la protection. La difficulté de détection des pucerons, notamment en début d’infestation, peut conduire à des décisions tardives si la surveillance n’est pas rigoureuse.
Il est recommandé :
- d’observer fréquemment les betteraves ;
- de rechercher la présence de pucerons, souvent bien cachés dans les petites feuilles ;
- de raisonner les interventions uniquement lorsque les seuils sont atteints, afin de préserver l’efficacité des solutions disponibles.
Ayez le réflexe "Alerte Pucerons"
L’outil Alerte pucerons permet de mieux appréhender la dynamique des vols. Ces informations doivent être croisées avec les observations terrain pour affiner la prise de décision.










