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Point sur les semis et les levées

ITB National ·

Cette année, les semis se sont étalés sur environ un mois, entre début mars et début avril. Les épisodes pluvieux ont rythmé les interventions

Des conditions globalement favorables

 

Cette année, la préparation des sols s’est déroulée dans de bonnes conditions, notamment pour les semis réalisés début mars. Les labours ont pu être effectués efficacement, grâce à une alternance bénéfique de pluies modérées (à l’exception de février) et de périodes de gel en janvier. Cette combinaison a contribué à améliorer la structure des sols.

 

Trois périodes de semis distinctes

 

La campagne de semis s’est articulée en trois phases, avec des dynamiques variables selon les régions :

 

  • Du 5 au 10 mars : principalement au sud de Paris, au sud de l’Aisne et en Champagne. Ces semis ont été perturbés par des épisodes pluvieux, provoquant localement des phénomènes de battance. Les levées sont restées hétérogènes, avec une densité moyenne d’environ 70 000 pieds/ha.
  • Du 17 au 24 mars : généralisation des semis à l’ensemble du territoire betteravier, avec un pic d’activité les 21 et 22 mars. Les régions du Nord-Pas-de-Calais et de Normandie accusent un léger retard, tandis que les autres zones ont quasiment terminé leurs semis, voire leurs re-semis. Les populations de cette période sont de l’ordre de 110 000 plantes à l’hectare
  • Fin mars à début avril : reprise des semis entre les averses. Les populations de cette période sont plus hétérogènes selon les pluies tombées à la suite des semis.

 

Finalement, la date moyenne de semis s’établit au 21 mars, soit un jour plus tard que l’an dernier, mais avec plus d’une semaine d’avance par rapport à la moyenne quinquennale.

 

 

Battance : première cause de défaut de peuplement en betterave

 

La battance demeure la principale cause de défaut de peuplement en betterave, en particulier après des pluies intervenant rapidement après le semis (24 heures minimum). Cette année, les premiers semis ont été particulièrement exposés, en raison d’un lit de semences souvent trop fin et d’un délai trop court ente la fin des semis et les pluies.

 

La battance correspond à la formation d’une croûte de surface qui limite l’émergence des plantules et le réchauffement du lit de de semences. Ce phénomène est accentué par des conditions séchantes, notamment sous l’effet d’un vent de nord-est.

 

Les conséquences sont des levées difficiles, des peuplements hétérogènes, des pertes de pieds pouvant conduire à des re-semis, ainsi qu’une sensibilité accrue des plantules fragilisées aux herbicides.

 

En curatif, un passage d’outil (cf. photo) peut permettre de fissurer la croûte et de faciliter la levée. Cette intervention reste toutefois délicate : elle doit être réalisée au début de la création de cette croûte, avant que l’hypocotyle ne soit emprisonné ou qu’il fasse le tire-bouchon sous la croûte et s’épuise.

 

 

Avant toute décision de re-semis, il est indispensable de réaliser un diagnostic précis des populations. Dans sa rubrique outils, l’ITB propose une calculatrice permettant d’estimer les densités de betteraves levées à l’hectare.

 

Re-semis

 

Moins de 1 500 hectares ont nécessité un re-semis cette année, principalement en raison de la battance.

 

Les températures négatives de fin mars ont également entraîné localement des phénomènes de gel mécanique, surtout en sols humides. Ces épisodes ont occasionné des pertes ponctuelles, parfois corrigées par des rapiéçages.

 

Levées rapides et homogènes

 

Les températures relativement élevées ont favorisé une germination rapide. Dans les essais, 70 % des plantes étaient levées après l’accumulation de 85 degrés-jours, témoignant d’une dynamique de levée satisfaisante.

 

Pression des bioagresseurs

 

Le parasitisme souterrain reste peu présent cette année. En revanche, les altises sont régulièrement observées et ont nécessité, dans certains cas, des interventions spécifiques.

 

 

 

 

 

Les semis d’expérimentations ont été conduits sur la même période, du 7 mars au 7 avril. Au total, 45 plateformes expérimentales ont été implantées par les délégations de l’ITB.

 

 

Dans le cadre des dispositifs expérimentaux, les élevages de pucerons verts au Griffon, vecteurs des virus de la jaunisse grave et modérée, sont entrés en phase de production intensive. Près de 50 000 pucerons seront nécessaires pour inoculer les essais variétaux de post-inscription et du GEVES, ainsi que les essais de biocontrôle du PNRIC et les essais aphicides.

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