Chenilles de teignes : surveillez le coeur des betteraves !
Le réseau de surveillance hebdomadaire Alerte Teignes indique une évolution significative des populations, en lien avec le stress hydrique persistant.
À ce jour, la situation sanitaire est la suivante :
- 1/3 des parcelles ont atteint le seuil de risque (de 10 à 52 % de plantes touchées) ;
- 1/3 des parcelles signalent des infestations contenues pour le moment ;
- 1/3 des parcelles ne déclarent aucune présence du ravageur.
Dans ces conditions, une observation minutieuse au centre du bouquet foliaire des betteraves est essentielle pour évaluer le niveau d’infestation de vos parcelles.
Pour rappel, le seuil de risque est fixé à 10 % de plantes présentant des larves ou des dégâts frais (fils soyeux, amas de déjections noirâtres).
Les expérimentations antérieures ont bien validé l'intérêt des interventions précoces pour maximiser l'efficacité de la protection, sans garantir toutefois un contrôle total des populations.
Au-delà du ralentissement de croissance généré par la destruction des jeunes feuilles émergentes, les morsures au niveau du collet sont des portes d’entrée potentielles pour le champignon Rhizopus (pourritures racinaires) qui se développe principalement lors d’épisodes caniculaires (de nouveau annoncés pour la semaine prochaine).

Nos conseils pour optimiser l'efficacité de la protection :
- Intervenez en soirée (si possible), lorsque les chenilles sont les plus actives et que le feuillage est davantage étalé, favorisant un meilleur positionnement des produits
- Maximisez le volume d'eau (> 250 l/ha) pour mieux atteindre la cible
- Utilisez un produit homologué : Decis Expert à 0,075 l/ha ou Karaté Zeon à 0,0625 l/ha
- Adjuvantez la bouillie avec Sticman à 0,25 l/ha pour renforcer l'efficacité
- Renouvelez l'application après 8 à 10 jours, en absence de pluies significatives
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Autres ravageurs de la culture
Les charançons Lixus juncii :
Depuis début juin, des piqûres sont signalées sur le territoire notamment au travers du réseau Alerte Charançons.
Le stress hydrique et la perte de volume foliaire favorisent actuellement une migration des larves présentes vers les racines de betteraves, occasionnant des pertes de matières et des blessures favorables au développement de pathogènes comme le Rhizopus.
Pour rappel, les interventions insecticides n'ont aucune action sur les œufs et les larves et leur efficacité sur les adultes est très limitée. De surcroit, la durée des vols et des pontes rend extrêmement délicat le contrôle des populations.

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Les cassides :
Observées sous forme larvaire depuis ce printemps, des cassides entrainent fréquemment des perforations du feuillage.
Dans les situations les plus impactées, une intervention insecticide peut être envisagée, sans efficacité garantie.

Point de situation sur les jaunisses virales
Les infestations varient de quelques plantes isolées à des foyers diffus de plus grande ampleur.
À ce stade, le stress hydrique est susceptible de masquer l'expression visuelle des symptômes. Le retour de précipitations significatives permettra d'évaluer plus précisément les surfaces réellement concernées.
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Evolution de la cercosporiose
Avec l'absence d'humidité, les fréquences de feuilles touchées par la maladie évoluent peu dans le réseau de surveillance Alerte Maladies.
Pour les situations sous protection fongicide, le renouvellement n'est donc pas nécessaire pour le moment.
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