Le réseau de surveillance hebdomadaire Alerte Teignes signale les premières parcelles au-delà du seuil d’intervention. Le stress hydrique persistant est favorable à l’extension de ce parasite.
À ce jour, la situation sanitaire est la suivante :
29 % sont indemnes
19 % des parcelles signalent des dégâts
52 % ont atteint le seuil de nuisibilité
En culture sèche, une observation minutieuse au centre du bouquet foliaire des betteraves est essentielle pour évaluer le niveau d’infestation de vos parcelles.
Pour rappel, le seuil de risque est fixé à 10 % de plantes présentant des larves ou des dégâts frais (fils soyeux, amas de déjections noirâtres).
Au-delà du ralentissement de croissance généré par la destruction des jeunes feuilles émergentes, les morsures au niveau du collet sont des portes d’entrée potentielles pour le champignon Rhizopus (pourritures racinaires) qui se développe principalement lors d’épisodes caniculaires (de nouveau annoncés pour la semaine prochaine).
Nos conseils pour optimiser l'efficacité de la protection :
Intervenez en soirée (si possible), lorsque les chenilles sont les plus actives et que le feuillage est davantage étalé, favorisant un meilleur positionnement des produits
Maximisez le volume d'eau (> 250 l/ha) pour mieux atteindre la cible
Utilisez un produit homologué : Decis Expert à 0,075 l/ha ou Karaté Zeon à 0,0625 l/ha
Adjuvantez la bouillie avec Sticman à 0,25 l/ha pour renforcer l'efficacité
Renouvelez l'application après 8 à 10 jours, en absence de pluies significatives
Les charançons Lixus juncii : Depuis fin mai, des piqûres sont signalées au travers du réseau Alerte Charançons. Dès fin juin, le stress hydrique et la perte de feuillage favorisent la migration des larves, des pétioles vers les racines, occasionnant des pertes de matière et des blessures favorables au développement de pathogènes comme le Rhizopus.
Pour rappel, les interventions insecticides n'ont aucune action sur les œufs et les larves et leur efficacité sur les adultes est très limitée. De surcroît, la durée des vols et des pontes rend extrêmement délicat le contrôle des populations.
Irrigation :
À l’issue d’une campagne d’irrigation intense et soutenue, se pose la question de la date d’arrêt ?
Trois scénarios possibles :
Je stoppe l’irrigation début août car le quota est épuisé.
Je termine pour le 10 août car je suis en sol profond (Réserve Utile 150 mm et plus).
Je termine pour le 20 août car je suis en sol très superficiel sans difficulté de récolte attendue en cas d’automne humide (Réserve Utile 100 mm et moins).
L’expérimentation pluriannuelle ITB démontre peu d’intérêt à poursuivre l’irrigation au-delà du 20 août en raison du trop faible gain de productivité mesuré et des difficultés de récolte que peut occasionner une irrigation tardive.
Maladie du feuillage
À ce jour, la situation du réseau « Alerte maladies » est la suivante :
42 % des parcelles sont indemnes de maladies
58 % sont sous contrôle d’un T1
En culture sèchesse, le stress hydrique ne justifie pas d’intervenir à ce jour. En culture irriguée, maintenir la surveillance car le développement de la cercosporiose est très dépendant de la qualité de l’irrigation et de l’état du bouquet foliaire à l’issue des épisodes de fortes chaleurs répétées.
Agrément conseil de l’ITB à l’utilisation des produits phytosanitaires n° 7500002 - Le portail EcophytoPIC recense les techniques alternatives à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.