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Impact des gelées du premier week-end d'avril

ITB National ·

Les premiers jours d'avril, la France a été touchée par une vague de froid. Les températures relevées ont varié de -2 à -9,8°C à Mourmelon-en-Champagne, ville du territoire betteravier enregistrant traditionnellement les températures les plus basses. Quelles sont les conséquences de cette vague de gel au niveau de la culture de la betterave ? L'ITB dresse le bilan :

Article mis à jour le 14 avril 2022

Une très grande partie de la sole betteravière a été touchée par la vague de gel du premier week-end d'avril :

Les conséquences  de ces  gelées sont très différentes en fonction des régions, des types de sols mais surtout des dates de semis et des températures enregistrées.

Les  semis entre le 18 mars et le 21 mars semblent les plus impactés par les gelées, soit par gel mécanique lorsque le sol était humide, soit par gel physiologique sur des betteraves émergentes.

Toutes les régions sont concernées et les pertes de populations mesurées peuvent varier de 1 à 25 % pour les secteurs ayant subi des températures entre -2 et -5°.

Températures enregistrées la nuit la plus froide : du dimanche 3 au lundi 4 avril.

Les secteurs concernés par des températures en dessous de -5,5°C subiront des pertes plus significatives et nécessiteront des re-semis : en Alsace, Champagne et Centre - Val de Loire. Les re-semis y seront, selon les constatations à ce jour, nettement moins importants que l'an dernier : quelques centaines d'hectares au total. Mais il n'est pas exclus que ce chiffre soit au final plus élevé. 

Dans ces régions, la topographie des parcelles et la couverture nuageuse locale ont généré des dégâts de gel plus ou moins marqués. Les populations seront hétérogènes et faibles sur un bon nombre d'hectares. Toutefois, avec des populations de l'ordre de 70 000 pieds par hectare, le re-semis n'a pas d’intérêt économique.

Enfin, le retour des pluies permettra aux betteraves semées dans le sec de lever, notamment au sud de Paris, et pour les autres secteurs d'accélérer leur croissance.

Il sera plus aisé en milieu de semaine prochaine d’évaluer l’impact réel de ces gelées.

Au 14 avril, la Champagne est la région la plus touchée par les pertes de populations. Les semis du 19 au 21 mars sont à observer en priorité. Ces observations sont facilitées par le retour des chaleurs après les pluies : les betteraves pincées en terre (photo de couverture) ou gelées mécaniquement sont bloquées et fanent avant de disparaître. Sur les semis du 19 au 21 mars, les pertes de pieds sont variables de 10 à 70 %. Des re semis sont en cours : ils pourraient atteindre les mille hectares.

Au sud de Paris, tous les semis sont concernés par le gel mais les re semis seront beaucoup moins importants : quelques centaines. L'impact est plus marqué pour les semis du 18 au 22 mars. Un tiers des surfaces auront une population inférieure à 70 000 plantes à l'hectare.

En Alsace, les gelées sont aussi observées : les re semis  touchent un peu moins de 200 hectares. Comme dans le sud de Paris, un tiers des surfaces auront une population inférieure à 70 000 plantes à l'hectare.

Pour les autres régions betteravières, l'impact des gelées est beaucoup plus faible, entraînant peu de re-semis. Les populations seront seront variables en fonction de la topographie des parcelles et de leur orientation.

A noter toutefois : des orages de grêles, en Normandie (bordure maritime, le weekend des Rameaux, vont entraîner quelques dizaines d'hectares de re-semis.

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