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Les faits marquants de la campagne 2020 sur le département de la Somme

ITB Somme ·

Le rendement moyen départemental est décevant, en régression de 16 % comparé à la moyenne quinquennale. Revenons sur les causes de cette perte.

  • Un hiver très humide

Les conditions de l'hiver 2019-2020, très pluvieuses, n'ont pas permis des labours dans de bonnes conditions. Ces précipitations importantes, en moyenne excédentaire de 50% par rapport à la normale, ont fortement plaqué les labours. L'hiver est aussi marqué par des températures douces, nous constatons très peu d'hivernage des labours. Ceux-ci n'ont pas bénéficié d'une restructuration par le gel. 

Comme nous le voyons sur le graphique ci-dessus, le mois de février est particulièrement pluvieux. Les précipitions dureront jusqu'à la mi-mars. Les sols sont très humides et refermés. Le ressuyage se fera essentiellement en surface, sous l'effet d'un vent desséchant. Une croute se forme alors en surface, rendant la préparation difficile (surtout sur les zones argileuses). Cela a occasionné des problèmes de levée, dès lors d'une trop forte présence de mottes, ou lors d'un lit de semence desséché.

  • Un stress hydrique estival

L'installation du bouquet foliaire est plutôt bonne, avec un taux de couverture de 22% au 22 mai (14% moyenne 10 ans). Mais très rapidement le manque de précipitations se fait ressentir. Nous constatons un ralentissement de la croissance foliaire, la courbe progresse lentement, pour atteindre 57% au 15 juin. Comme nous le voyons sur le graphique ci-dessus, l'année 2016 connaît un taux plus faible à la même date, du fait d'une croissance ralentie par des températures fraîches.

 

Les betteraves sont en situation de stress hydrique, à partir du 24 mai, comme nous le montre le graphique extrait d'Irribet. Les pluies se font rares tout l'été. La période de stress hydrique aura duré jusqu'au mois d'octobre, ne permettant pas une bonne croissance racinaire.

Il faudra attendre le retour des pluies début septembre pour constater un reverdissement et une reconstitution du bouquet foliaire. Cela aura pour effet une dilution de la richesse.

  • Une présence importante de jaunisse . 

L'hiver doux et le printemps chaud ont favorisé le développement des pucerons verts. Nous constatons dès le 21 avril une présence importante de ceux-ci. Le climat restant favorable à leur prolifération. Le recours à trois insecticides est nécessaire, pour 77% des cas recensés. L'arrivée des auxiliaires à la fin mai, aura permis le contrôle des populations de pucerons verts. Cette pression exceptionnelle aura engendré des situations, où la présence ne sera jamais descendue en-dessous du seuil de 10% de betterave avec au-moins un puceron vert aptère.

Suite à cette pression, nous observons les premiers foyers et betteraves isolées avec des symptômes de jaunisses, dès le début du mois de juin. L'augmentation de la surface parcellaire touchée par la jaunisse sera lente durant l'été, du fait des faibles précipitations. La surface moyenne touchée par la jaunisse est alors de 4% au 20 juillet. Nous constatons une augmentation plus rapide à partir de mi-septembre, sous l'effet du retour des précipitations. La surface parcellaire moyenne touchée par la jaunisse atteindra alors 18% fin octobre. La perte de rendement mesurée entre zone saine et zone infestée est de 20% et la perte d'un point de richesse.

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