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Implanter les betteraves en conduite sans labour

Crisenoy 19/03/2003 Essai non labour ITB idf

Outil maestro en préparation non labour.

Il n’y a pas d’incompatibilité entre betterave sucrière et conduite sans labour, simplement quelques règles d’exigences propres à la culture, qui peuvent demander une certaine prudence dans le degré de simplification du travail du sol. L'ITB vous indique ses règles, issues des expérimentations et des observations du terrain.

En conduite sans labour, toutes les interventions de travail de sol ne peuvent pas être supprimées. Avant d’opter pour une simplification de la conduite, plusieurs aspects doivent être considérés :

 

  • L’exigence de qualité de la structure du sol, sans lissage ou discontinuité forte entre horizons successifs ou tassements qui nuisent à l’enracinement, à la formation du pivot, qui favorisent la terre adhérente à la récolte,
  • L’exigence de conditions de semis: maîtrise de l’abondance de résidus végétaux en surface du sol, bon contact terre graine par la création de terre fine.
  • La maîtrise des adventices et des bioagresseurs dont on perturbe l’installation par les interventions mécaniques en interculture.

 

Aussi les conduites en travail de sol limité à l’horizon superficiel sont risquées. Elles peuvent s’envisager ponctuellement, moyennant observation régulière de l’état de la parcelle avant et après hiver, et il n’est pas conseillé d’inclure la betterave dans une conduite systématique en TCS.

 

En règle générale, il est conseillé de maintenir déjà une intervention de déchaumage post-récolte du précédent. Sans être systématisé, tout constat d'une structure fermée sans fissuration impliquera un travail d’ameublissement ou de décompactage en profondeur avant betteraves.

 

Les préconisations sont dépendantes du type de sol :

 

En sols à dominante argileuse, l’ameublissement profond (20 cm environ) doit être réalisé en fin d’été dès que le sol est un peu réhumecté. On peut se passer de ce passage profond après une récolte en bonnes conditions et si le sol a pu s’assécher en profondeur.

 

Il est préférable de diminuer l’abondance de résidus pailleux par un broyage post moisson, et de choisir des couverts gélifs, en évitant leur gros développement.

 

Lors d’épisodes de gel, le sol peut être travaillé superficiellement pour favoriser son émiettement et la réduction des brins végétaux résiduels.

 

En sols à dominante limoneuse, l’ameublissement profond (20 cm environ) est fortement recommandé avant betteraves. Il sera réalisé en fin d’été avant implantation d’un couvert qui contribuera à maintenir la structure. On peut le positionner éventuellement avant semis en sortie d’hiver dans les sols à faible stabilité structurale très sensibles à la reprise en masse (limons fins, sols sableux).

 

Pour obtenir une protection vis-à-vis de la battance et de l’érosion, un mulch régulier de résidus de pailles et couvert d’automne doit être conservé en surface. Leur répartition pourra être assurée par un passage d’outil très superficiel en automne ou hiver sur gel (dents ou disques). Le semoir sera équipé en chasses-débris et disques ouvreurs.

 

 

Outil de décompactage, passage en fin d’été
Semis dans un mulch dense maintenu pour protection d’un sol battant

 

 

 

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