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Contrôle de l'acidité des parcelles : des conseils généraux pour une gestion optimale

L'acidification des parcelles cultivées non calcaires est un processus régulier et obligé. Elle est contrôlée par des apports d'amendements basiques. Indépendamment des calculs de doses à appliquer, quelques règles générales doivent présider à la gestion du statut acido-basique des parcelles.

Le seul recours pour lutter contre l’acidité du sol est d’apporter un amendement basique. Le terme "basique" est important. En effet, ce n’est pas le calcium qui chaule, comme on le croit souvent, mais bien la base CO32-, l'ion carbonate, qui lui est associé dans les amendements basiques calcaires.

En apportant un amendement, l'ion carbonate réagit avec les protons (ions H+ dont la concentration représente l'acidité) et les neutralise. La valeur du pH remonte. Et l’ion calcium n’a pas de rôle direct dans le processus.

 

Quand apporter un amendement basique ? La règle qui préside est la régularité. Attendre qu'une acidification soit installée expose au risque de perte de stabilité structurale dans les sols de limon, risque d'érosion, et risque d'asphyxie en cas de fortes pluies. Par ailleurs, la dose d'amendement sera proportionnelle à l'acidité cumulée, donc coûteuse.

 

Inversement, un apport en excès n'est aucunement souhaitable. Il produit un blocage de nutriments, le bore étant le plus exposé, et favorise la volatilisation ammoniacale des engrais minéraux azotés.

 

Des apports réguliers seront réalisés pour maintenir un pH optimal, neutre à légèrement basique, avec une fréquence de 4 à 5 ans.

 

Le choix des produits est alors relativement indifférent tant qu'il s'agit de produits fins, d'action suffissamment rapide: la filière betterave-sucre dispose d'un amendement qui répond aux critères requis : les écumes de sucreries.

 

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